Fred Griot sur webSYNradio : Tarkos & cie

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1ère playlist : Tarkos & cie sur websynradio

(Prigent, Bon, Cendrars, Orlovsky, Ginsberg, Williams)
http://synradio.fr/fred-griot-sur-websynradio-16-23-septembre/

et aussi film sur Tarkos

(lecture de Prigent, perf de Bon & Pifarély)

Heure
28 septembre · 20:30 – 22:30
Lieu Dynamo de Banlieues Bleues
9 rue Gabrielle Josserand
Pantin, France

film-tarkos

• film « Ecrits poétiques » sur Christophe Tarkos
(réal. Katalin Molnár, David Christoffel, Valérie Tarkos)
…http://cep.ens-lsh.fr/52090527/0/fiche___pagelibre/&RH=CEP

• lecture-perf de Christian Prigent
http://www.dailymotion.com/video/xgxy_christian-prigent

• lecture-perf « Une traversée de Buffalo » par François Bon & Dominique Pifarély
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2116

à 20h30 à la Dynamo de Banlieues Bleues (Pantin)
6 €/8 €/12 € – résa conseillée
http://www.banlieuesbleues.org/1_agenda.php?offset=0#item_104

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laisser les autres parler, ce sera l’objet ce soir-là.
ceux qui, à mon sens, constituent ce qui importe aujourd’hui comme explorations de langue, littéraires et sonores et scéniques.
comme tentative de « crever » la langue, prise de risque archaïque de la langue tendue dans le son, passée au tube à souffle.
d’aller à ce possible « effondrement » de la langue parlée « devant », lancée, lâchée, balancée…
de l’incantatoire qui gonfle la langue, la fait éclater, la fait se perdre, sortir de ses règles… pour proférer, magique, au-delà de ce qu’elle dit littéralement.
elle est passée au corps, au tube à souffle, elle est sortie, elle est seule, autonome, au-devant, au-devant nous, explosive… « monstrueuse » dirait Christian Prigent.

qui dit aussi : « Avec les textes de Tarkos nous voyons à nouveau la langue infidèle refluer sur le sable instable du réel. Ce reflux abandonne une écume de rien du tout, un presque-rien volatil qui aère l’opacité du monde comblé de choses à vendre, d’images chromos, de corps lourds, de pensées soumises, d’âmes angoissées. Ce presque-rien qui revient sans cesse inquiéter l’idylle ahurie entre choses et langues, ça s’appelle peut-être poésie. »

et cette inquiétude, ce risque, là aussi en écoutant François Bon : « Le son que je cherche est dans l’abandon des voies sûres, des formes prédictibles, des objets qu’on soupèse. Il est ce masque qu’on s’arrache, et qu’une vie à peine décolle. Le son que je cherche c’est ici, et ces villes où je marche, non plus dans les livres. »

et, enfin, Christophe Tarkos d’écrire « Il existe un moment où tu es, les images autour, en train de penser les choses ont un sens, et tu te promènes. »

allons-y…

Fred Griot

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