James O’Callaghan

JAMES O’CALLAGHAN

PLAYLISTE

Une invitation de Dominique Balaÿ et WebSYNradio pour la saison 2 de La Radio parfaite, créée et animée par David Christoffel, webradio du Festival international du Printemps des arts de Monte Carlo.

Notes de programmation

1. Manuella Blackburn (Royaume-Uni) – Ice Breaker (2015) – 7:11

When ice is placed into a glass of water it cracks and pops due to the phenomenon known as differential expansion. Because the water is warmer than the ice, the outer layer of the ice expands and fractures while the core stays cool. This micro-scale cracking was captured with tiny microphones inserted into tall drinks glasses and provided the concept for this composition. Additional sounds of effervescence, bubbling and pouring liquids were recorded to accompany the smaller ice sounds. This work follows on from my earlier works – Switched on (2011) and Time will tell (2013) that both explore the use of small sounds within an acousmatic context. New techniques for clustering small ice sounds were explored in this work along with Horacio Vaggione’s concept of micromontage.

2. James O’Callaghan (Canada) – Objects-Interiors (2013) – 10:12

Objects-Interiors se ‘déroule’ à l’intérieur d’un piano. Cet instrument polysémique à l’histoire si riche est revu et corrigé sous forme d’espace intérieur. Plusieurs des matériaux sonores consistent en réponses impulsionnelles, c’est-à-dire des éclats de bruits qui captent les propriétés réverbérantes d’un espace acoustique. À mesure qu’elle capture ainsi l’espace réel du piano, l’œuvre imagine d’autres espaces et compare la caisse de résonance du piano à d’autres types d’intérieurs, pour se transformer en un monde surréaliste où s’estompent les distinctions entre espace, mouvement et son.
Objects-Interiors forme le premier volet d’une trilogie d’œuvres acousmatiques complétée par Bodies- Soundings (2014) et Empties-Impetus (2014-15). Cette série imagine les corps sonores d’instruments sous forme d’espaces résonants.
Objects-Interiors a été réalisée en 2013 dans le studio du compositeur à Montréal (Québec) et créée le 14 mars 2013 dans le cadre du festival Cluster à Winnipeg (Canada). Elle a remporté le premier prix au concours Jeu de temps / Times Play (JTTP) de la Communauté électroacoustique canadienne (CÉC, Canada, 2013), ainsi que la première place au Prix Hugh-Le Caine du Concours des jeunes compositeurs de la Fondation SOCAN (Canada, 2013).
La présente version a été masterisée par Dominique Bassal en avril 2016 à Montréal.

3. Félix-Antoine Morin (Québec) – Feed Metal Dirt (2007) – 6:53

Le titre Feed Metal Dirt a été choisi par affiliation et identification avec les matériaux principaux qui ont été utilisés, soit les Larsens de guitare, les métaux ainsi que divers artefacts sonores me rappelant la poussière. Pourquoi le titre en anglais, simplement parce que sa prononciation rapide me rappelait une articulation particulière dans la pièce.
Cette composition est nourrie par un coup de cœur pour un lieu particulier : une vaste salle de concert en chantier de construction. Lorsque que j’ai découvert, par hasard, cette immense pièce, l’image que j’avais devant moi représentait exactement l’esprit que je voulais insuffler à ma musique. L’éclairage chaud des projecteurs industriels sur les murs de béton donnait à l’endroit une ambiance particulièrement inspirante et empreinte d’une poésie particulière. Les sons étaient émis par de gros tubes métalliques de différentes grandeurs, des transporteurs à gravier, des objets de construction et tout un amoncellement de boîtes de carton et de déchets multiformes jonchant le sol. Ainsi cet amalgame sonore résonnait dans un espace asymétrique d’où la résonance impressionnante.
Pour moi, cet endroit semblait incarner quelque chose de sacré, telle une cathédrale. Muni d’un micro, la chasse aux sons a débutée et la notion de temps s’est volatilisée pendant un long moment. J’étais profondément interpellé par ce décor et son environnement. La composition est donc constituée de sons directement extraits de cette séance d’enregistrement. La structure de la pièce se joue sur deux plans: celui de la mécanique des sons dans un espace clos et celui de la répercussion de mes objets captés dans cet espace vaste et réverbéré.

4. Line Katcho (Québec) – Aiguillage (Switches & Crossings) (2014) – 11:06

Cette pièce s’inspire de l’ingénierie, de la mécanique, des forces et des énergies physiques sous-jacentes au fonctionnement des montagnes russes. Circuits de longs trajets sinueux, déclenchés par une seule condition initiale, génératrice d’un déploiement qui se réalimente et se renouvèle en lui-même.

5. Alexis Langevin-Tétrault (Québec) – Apax (2015) – 8:02

Apax reflète un processus de création marqué par le désir de déconcerter mes réflexes habituels de composition. Cette pièce est essentiellement constituée de différentes variations d’un seul son. Elle témoigne d’une recherche de variation dans la continuité par la modification progressive du timbre et par la spatialisation. La composition a été inspiré par la phénoménologie du temps et par la lecture de La dialectique de la durée, de L’intuition de l’instant et La poétique de l’espace de Gaston Bachelard. Cette pièce a été initialement composée pour un système de huit haut-parleurs à l’aide des outils de spatialisation développés par le groupe de recherche sur l’immersion spatiale (GRIS) dirigé par Robert Normandeau à l’Université de Montréal. Cette composition a gagné le premier prix Métamorphoses 2016 dans la catégorie étudiante.

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James O’Callaghan – photo-®AaronSivert

6. Yota Kobayashi (Japan) – Shikisou (2010-2012) – 11:11

The Japanese word “shikisou” means a cyclical gradation of colors (“hue”) as well as “appearance”. In addition to these definitions metamorphosis is a key concept within Shikisou.
There are an infinite number of rhythms in the universe: some are perceivable while others are indiscernible. The initial rhythms were defined following the universe’s first pulse, and ongoing events continue to create and define time. The resulting continuous evolution of cyclical patterns is the temporal foundation of the universal symphony.
The cycle of seasons is one of these patterns. In this piece the four seasons are used for their organizational temporal force and symbolic connotations. The high-level conception of a year encompasses the cyclical and acyclic rhythms found in concrete materials that are developed in the lower levels of musical time scales. The conflict of these juxtaposed rhythms creates tensions in the piece, resulting in a desire for an orderly, controlling macrostructure.

7. James O’Callaghan (Canada) – Isomorphic (2011-14) – 9:58

Dans l’œuvre acousmatique Isomorphic, des sources sonores se transforment constamment en suivant des comparaisons métaphoriques et morphologiques.
Isomorphic s’inscrit dans un triptyque d’œuvres épousant la même forme et puisant leurs matières premières dans les mêmes sons environnementaux. Les deux autres volets sont Isomorph (2013) pour orchestre et Isomorphia (2013) pour orchestre et sons fixés.
Isomorphic a été réalisée de 2011 à 2014 dans le studio du compositeur à Montréal (Québec), puis finalisée en 2014 chez PRIM (Montréal) et créée le 18 juin 2015 pendant le concert The Privacy of Domestic Life, dans le cadre du festival Suoni Per Il Popolo à Montréal (Québec). Il s’agit d’une commande de Codes d’accès. Isomorphic a remporté une mention spéciale à l’édition 2015 du concours international de musique électroacoustique Musica Nova (Prague, République tchèque).
La présente version a été masterisée par Dominique Bassal en avril 2016 à Montréal.

8. Fernando Alexis Franco Murillo (Mexique) – Je me retrouve à la fin de mon chemin (2016) – 12:30

Je me retrouve à la fin de mon chemin was composed during a composition residency at the Dias de música Electroacoustica studio in Seia, Portugal.
The piece was composed using samples of my previous works and also from tonal music. There almost no sound processing.

9. Émilie Payeur (Québec) – Hotline (2016) – 8:42

Hotline est une tentative de developper une pièce entière basée uniquement sur une lente métamorphose de la tonalité entendue lorsqu’on décroche un téléphone. Je tenais à ce que la progression soit très lente, voir méditative et presque comme une hallucination. L’auditeur n’est pas certain si quelque chose a changée ou non.

10. Maxime Corbeil-Perron (Québec) – A N T I (2013) – 12:50

Une œuvre en cinq mouvements, entièrement écrite avec des phénomènes sonores cycliques, sa création fut approchée comme une expérience sur la perception temporelle. La forme, la matière sonore et le temps y sont tous intrinsèquement liés, évoluant par moments en unisson, et par d’autres comme des antithèses les uns des autres.

11. Pierre-Luc Lecours (Québec) – Éclats | Rouge (2014) – 11:10

Éclats | Rouge fait partie d’un cycle de pièces électroacoustique explorant la fusion de sonorités d’instruments acoustiques et électroniques. Le piano et les sons de synthèse sont les principaux objets sonores de l’œuvre. Ceux-ci sont parfois mis en opposition et d’autres

®RyderWhiteJames O’Callaghan – portrait ®RyderWhite

ECOUTER
Première écoute : à partir du jeudi 26 octobre à 20h jusqu’au 8 novembre 2017 même horaire.

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ÉLÉMENTS

James O’Callaghan (née en 1988) est un compositeur et artiste sonore basé à Montréal, reconnu pour sa «grande maîtrise des matériaux et de la forme musicale» (Électromania, Radio France) et sa «virtuosité à fusionner les genres.» (SilenceAndSound). Sa musique, qui appartient également aux mondes acoustiques et électroacoustiques, tire souvent son matériel sonore d’objets trouvés amplifiés ainsi que des sons de l’environnement naturel et urbain.
Ses œuvres comprennent de la musique de chambre, orchestrale, de l’électroacoustique en direct, de l’acousmatique, des installations sonores et des performances in situ. Il a reçu des commandes du Groupe de recherches musicales (INA-GRM), l’Orchestre national des jeunes du Canada, de l’Ensemble Paramirabo, le quatuor de saxophones Quasar et Standing Wave, entre autres. En 2016, un album de sa musique acousmatique a été publié par empreintes DIGITALes.

http://www.jamesocallaghan.ca/

 

 

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